lundi 8 juin 2009

"Petit faucon"

Il erre entre plusieurs époques pendant que je l'observe avec des notions contrariantes. Je suis parfois Vincent. Je m'effondre dans des plaintes hagardes et grotesques. Puis, Edgar me porte sur les maux de la perversité. "And my soul from out that shadow that lies floating on the floor [Shall be lifted — nevermore!"
Sur un autre registre, Teleny me revigore, me frotte et me claque. Quand je le tiens, je caresse. Camille, lui, m'assemble, il me recompose sentiments et impressions qui me sont indicibles. J'aime irrémédiablement ce cher et tendre qui me fait subir les pires antithèses émotionnelles. Il me transforme en véritable oxymore. Et je me dis qu'il serait bon d'oublier mes geremiades et de me travestir en Dandy libertaire.

Edgar et Oscar illustrent plutôt bien cette dualité mutante qui me taraude et m'amène sans cesse du morbide gouffre à la mordante manipulation. La liaison serait-elle une légère décadence?

Court-métrage Vincent de Tim Burton

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire