jeudi 29 octobre 2009

"Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! - Car il arrive à l'inconnu !"
Arthur Rimbaud

mercredi 28 octobre 2009

William Seward Burroughs

La controverse du Lupanar

Une sphérule intime où épancher ses profondeurs abyssales. Ce serait poilu, intellectuel et humide. Des silences moites... mais pas très silencieux du coup. Un lupanar embaumé d'ecchymoses sentimentales. Du propice... pour décharger les rudes frustrations. Ta Lo et toi, petit lazslo. Une forêt où les arbres seraient des livres, où chaque feuilles nous murmureraient leurs histoires. Des racines noueuses où nous enlacer en louveteaux et des branches vertigineuses où s'étreindre en chute. Enténébrés, enfiévrés et en suspension. Puis, Lire... Écrire... Le vin et l'instruction. Les griffes et la chair. Les violons hurlant aux cimes. Nous. L'implosion des sens assouvis. L'explosion des âmes transportées.
Si la disharmonie des arbres effraie à première vue, elle peut enchantée à la seconde. Et si le monstre guète dans l'ombre, c'est à nous de le dompter.

Envie de sève...
(Ébauche méliorative d'une idée en clair obscur).

dimanche 25 octobre 2009

Chiasse verbale!

C’est dans l’élucubration des chairs que les âmes s’amenuisent.
L’angoisse frappe à ma prose, fait dérailler les mots et débraille mes maux. Perdue dans l’immensité, fouettée par les grands esprits. Que ce soit l’autodidacte, l’aristocrate ou l’amoureux, je suis terrifiée comme un louveteau en meute ennemie. Vraiment, intenable… Les figures de style passionnantes. L'automne n'avance pas et je stagne. Cela fait longtemps que le faciès lunaire ne m’a point hurlé dessus. Tout comme lui, en silence moite. Nous sommes essentiels, je crois. Un jour particulier s’est faufilé jusqu’ici : St Petersbourg et les perles. Je remonte loin. Est-ce pour fuir l’angoisse du présent ? Bref, nous ne serions pas là sans lui. A quand l’érection littéraire ? Les pages de mon rom(i)an sont si essentielles.

Pas assez de vin rouge hier soir.

samedi 24 octobre 2009

Le ruban blanc, Michael Haneke

jeudi 22 octobre 2009

Dracula, pourquoi es-tu Dracula?

Une vaste foule, dont moi, se trompe depuis longtemps sur l'identité littéraire véritable du Dracula de Bram Stoker. C'est même dingue. Cependant la réponse n'est pas si claire. Dracula n'est pas à proprement parler un roman épistolaire. En effet, Dracula possède un aspect du genre épistolaire de part la correspondance des lettres entre les protagonistes mais il est également composé de fragments de journaux intimes et d'articles de journaux... Épistolaire vient du latin epistula (lettre) donc nuance !
Les dents ont grincé... Cependant, je suis bien heureuse d'avoir ouvert les yeux après tannnt d'années d'ignorannnccceeee... La journée fut rude.

Pfff, ces lettrés ne me convaincront de rien. Dracula est propre à lui-même POINT.

Dracula, Coppola
« Son visage donnait une impression de force, avec son nez fin mais aquilin, des narines particulièrement larges, un front haut et bombé, des cheveux qui se clairsemaient aux tempes, mais, ailleurs, épais et abondants. Les sourcils, massifs, se rejoignaient presque à l’arrête du nez et paraissaient boucler tant ils étaient denses. La bouche, pour autant que je pusse l’entrevoir, sous l’épaisse moustache, présentaient quelque chose de cruel, sans doute en raison des dents éclatantes et particulièrement pointus. Elles avançaient au-dessus des lèvres elles-mêmes dont le rouge vif soulignait une vitalité étonnantes chez un homme de cet âge. Les oreilles étaient pâles et se terminaient en pointes. (…) L’impression générale était celle d’une extraordinaire pâleur. (…) Etrange constatation, aussi, je remarquais des poils au milieu des paumes. Les ongles étaient longs et fins, presque trop pointus. Un moment donné, le comte se pencha vers moi et ses mains me frôlèrent. Peut-être devais-je en imputer la cause à son haleine fétide, mais une terrible nausée s’empara de moi, que je ne pus cacher. »
Dracula, Bram Stoker

mardi 20 octobre 2009

She's lost control

C'est le carnaval des comportements incompréhensibles et illisibles. Le mouvement prend trop de vitesse et l'on dévale la pente. Seule et inexorable dans la noirceur inventée. Briser des bouteilles et mâcher des cailloux pour vomir. Vomir cette âcre angoisse du passée, trop tenace et rance pour ne pas encore assaillir sa stupide proie en de longues indigestions irréfléchies. Indigestions violentes et impétueuses où il est fâcheux d'intervenir. Bref, passons, c'est fini. La tristesse et le remord viennent de l'œil. Le sien. Pourtant, il ne méritait pas d'être maquillé pour ce grotesque théâtre de conneries. Se dire "t'es parfois pire qu'un personnage de Monsieur Burroughs, sauf que ta drogue c'est l'excès du pitoyable et de la violence" en accuse long sur ces miasmes pernicieux. Ce ne fut pas une sexcapade mais un carnage. La prochaine fois, nous hurlerons notre lycanthropie et pour de vrai.
"C'était le reflet vampirique de la pourriture, des temps disparus et de la désolation ; le phantasme, putride et gras d'égouttures, d'une révélation pernicieuse dont la terre pitoyable aurait dû pour toujours masquer l'apparence nue. Dieu sait que cette chose n'était plus de ce monde - et pourtant au sein de mon effroi, je pus reconnaître dans sa matière rongée, rognée, où transparaissaient des os, comme un grotesque et ricanant travesti de la forme humaine. Il y avait, dans cet appareil pourrissant et décomposé, une sorte de qualité innommable qui me glaça encore plus."
Lovecraft, Je suis d'ailleurs

Les vieux souvenirs assaillent.

dimanche 18 octobre 2009

mardi 13 octobre 2009

Envie de sexcapades. Nous serons des lycanthropes un soir de pleine Lune.
"Et je me retrouvai seul, roulant sous la pluie du jour agonisant, et les essuie-glace étaient en pleine action, mais que pouvaient-ils contre mes larmes?"
Lolita, Vladimir Nabokov

dimanche 11 octobre 2009

69 année érotique...

Fée perverse est de retour, cela est indéniable. Pour preuve, la palpitation qui pourchasse la crainte. Les griffes ne sont plus moroses et les corps se font mouvance humide. Le sommeil se fait traître, surtout lorsqu'il fait grincer les cordes trop tendues et qu'un Alice aux pays modernes surgit dans vos songes. Le mot envie. Et l'envie de faire vibrer les cordes du violon. Violons-nous! Nous pouvons continuer encore longtemps dans ce tête à queue... Avez-vous compris? Ou le fond et la forme ne sont pas assez explicites?

C'est cette scène de Thirst, entêtante... Elle court à s'en écorcher ses pieds nus. Il la pourchasse, la prend et la met dans ses chaussures. Immences mais protectrices. Acte en forme de nous mon chair. La métaphore est si réelle.

La solitude peut tout endurer si elle n'est pas seule. La solitude et vous. La solitude, vous et nos pas. Ravie d'entendre cette phrase qui finit par "comme avant".

"Enjoy the silence"

samedi 10 octobre 2009

Bonjour tristesse, comment allez-vous?

Des lutins ravagent en paranoïa. Certes, mais... Des absences marquantes et des ignorances blessantes. Humbert Humbert et Lolita m'étreignent dans un malaise délectable mais ne dissipent pas le poulpe qui m'assaille en de visqueuses angoisses. Ce poulpe, métaphore du mal qui se vantouse irrémédiablement. Sans toi. En attendant que l'attente cesse. Certes, lamentable au creux des livres humides, mais masturbation littéraire en solitaire.
Ma chère, où êtes-vous?

"Hyppolyte, ô ma sœur! tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié,

Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles!"

vendredi 9 octobre 2009

Vladimir Nabokov

jeudi 8 octobre 2009

Érection Lynchienne

"En 2008, il travaille sur l'adaptation de La Métamorphose. Il souhaiterait également adapter Lolita de Vladimir Nabokov, en transposant l'intrigue dans un univers post-apocalyptique."

mercredi 7 octobre 2009

Une fin en Flamenco...

Les rides ont suspendu les valves dans diverses positions. Le rire, l'horrible et l'ingrat. Madame je ne suis pas catholique mais je m'orne d'une croix autour du cou, portait des bas de contention. Pour le coup, le faciès grimaçant s'est réfugié dans son cou de sagesse. Comment a-t-il fait, lui? C'est un être peu comme-un, unique. Ce fut l'abstinence assourdissante, l'éclat de l'existentialisme et du refoulement dans un accord contourné par la fougue mais finalement partagé. C'est qu'on aime se battre nous. En accord, désaccordés ou cordés en chair. Le communiste et la couturière furent éloquents de silences bafouilleurs et de radotages. Oui Chef! La photo de 1968 et tant d'autres. Des noirs et blancs qui percutent les rétines sentimentales. C'est la résignation des vieux, celle qui vous foudroie d'autant plus qu'on les croirait immortels. Eux, nous ne sommes pas rien, nous sommes leur sérénité.
Fuite livresque troquée et dragonnée. Cette fois pas d'hématome pour cause de surcharge littéraire. Nous volâmes en sphérules lunaires parmi les ailes de papier. Danger, autant se le dire. Mais la modération fut de mise la Rue Ricard ne valant pas la Rue Aribau.
Des griffures en étoiles filantes chez la p'tite fille au marteau. Arabesque de grimaces pour un kaléidoscope haut en douceur.
Sans oublier les draps qui brûlent...

Aujourd'hui. Des clochards comme il dit. Des clochards de lettres.

vendredi 2 octobre 2009

Rue Ricard, le Corps-nu et le Corps-beau seront cernés par les Dragons.

jeudi 1 octobre 2009

Thirst, Park Chan-Wook

Tombe donc de cet arbre petite!

J'ai cette étrange impression de lire le récit de sa perversion à mon encontre. Était-il un nympholepte? Ce roman m'enivre tout autant qu'il me débecte. Je savoure ce fond perpétuellement métaphorique qui suggère ce que je n'arrivais guère à assimiler. Assumer? Je porte les séquelles du regard et des paroles. Étais-je une nymphette? Au fil des pages, des mots et des non-dits évocateurs, l'incompréhension s'enlise dans l'objectivité froide de l'acceptation. 100 pages et me voilà. Je fais tomber ce masque de sueur. Et si cette année je me changais en fille de l'Automne? Parachute toi petite feuille! Vroum! La prochaine fois je ne penserais plus à vous quand ce mot adulé m'échapera!
Vroummm...