samedi 28 novembre 2009
Interzone
Les sentiers furent bien battus le weekend dernier. De charmants cadavres. Cf Apollinaire. Le vieux chaudron trop changé possédait un tartare bon marché appréciable. Les envolées photographiques et nocturnes, écumantes de bière. L'agitation des corps-nus et la nuit...
Lendemain souriant. Un scalpe diabolique pour une bien jolie frimousse! Des échanges entre Dames au dessus de la foule. Bouquineries en folie. ET l'autre avec son "chéri". Jus de cafard et petit fiacre. Une bonne nuit de songes.
Close Weekend. Des jours paisibles. Des heures agitées. Cela dépend de la position (horizontale, angle droit ou verticale). Les livres et les chairs se sont bien épanouis entre nos mains durant ces quelques jours au Lupanar. Des émotions à risques et euphoriques. Des doutes de fatigue. Des certitudes de plaisir. C'est une liste en avalanche rouge. Tout est gris et automne, et comme j'aime l'un et l'autre, je vais bien, mieux. Les griffes s'octroient de petites sinuosités; à creuser davantage. Ne t'inquiètes pas tu les auras tes estafilades corporelles. Le goût des Virgin Suicides s'atténue.
Lee, vous êtes irrémédiable. Après le Festin Nu et sa poésie, ce ne sont pas vos chats qui m'ont convaincu mais votre quête du partage humain et du Yage. Queer. Ce soir, ce sont les méandres incertains d'Interzone. Ils sauront surement combler le manque de cette douce trance.
jeudi 19 novembre 2009
Les ruelles embrumées de Londres
Dans le brouillard. Les pensées se fondent en filés de brume et tout semble trop opaque. On s'acharne à éclaircir et on se brouille davantage. On tend le bras et on ne voit pas sa main. C'est ainsi. La lune a disparu. On déambule dans un dédale de réflexions figées à la surface et on se débat pour percer, vers la profondeur. Des on et des actions multiples qui effleurent à grande peine l'éclaircie. Le casque doit se dissoudre en souvenirs lointains, les oppresseurs doivent libérer leurs otages et l'assaut doit résorber sa tempête envahissante. J'ai un fort et crucial besoin de limpidité.
mercredi 18 novembre 2009
mardi 17 novembre 2009
Je voudrai pas creuver *
Les murmures secrets de nos passions. Le petit a peur des squelettes. Ce mot, sorti de sa bouche, sonne étrangement bien, noir et doux. Imaginons un peu : un enfant qui prononce le terme squelette. Oui, il en faut peu pour un sourire! J'ai creusé ma cave, un boyau photographique. Elle va devenir catacombe si cela continue... Possédée par un marécage. Le temps au dehors revêt les prémices d'une bonne putréfaction de l'âme. Cette saison aimée est un besoin, pour mieux renaitre. "Pareil à la feuille morte"... L'histoire du souterrain fut attachante. Des envies de MAP. Allons nous en un peu, Corps-beau, saisir l'instant. L'obscurité ne doit pas être maîtresse du nouvel appendice. Tout en dedans a la saveur des Virgin Suicides. Il faut s'en éloigner.
* Poème de Boris Vian
lundi 16 novembre 2009
Suspecte n°1 / Meutre à l'extincteur
A s'en déchirer les chairs. Un fracas de sueur pour étreindre le malheur. L'étouffer, le tuer, lui le pernicieux qui s'invite sans raison et sans retenu. Cependant, s'il croit gagner, il se fourre le doigt où il ne faut pas penser. Car nous sommes plus forts et plus cruels. Et si quelqu'un se fait sans retenu et avec raison c'est bien mon Loup! J'ai vomi mes sanglots, des grumeaux d'amertume. Inexpliqué. Je suis l'arme de mon propre crime. Assourdissant mais pas insurmontable.
Petite plongée en terre familière : Pard, lupanar et incube... A vrai dire, ça va. Une jolie pile à lire, un bel Ulfric et des brigandes rares. Sans oublier que désormais la seule étude exigée est celle des lettres.
Des-livres-et... dévorée.
mercredi 11 novembre 2009
mardi 10 novembre 2009
lundi 9 novembre 2009
"Gentil Lecteur, le verbe va se ruer sur toi, te broyer avec ses griffes d'homme-léopard, t'arracher doigts et orteils comme on fait aux crabes opportunistes, te pendre au gibet et happer ton foutre comme un chien scrutable, s'enrouler autour de tes cuisses à la manière d'un crotale et te seringuer un dé à coudre d'ectoplasme ranci..."
William Burroughs, Le Festin Nu
William Burroughs, Le Festin Nu
jeudi 5 novembre 2009
mercredi 4 novembre 2009
Louvoyons en folie ordinaire
Ciel obscur et sensations kaléidoscopiques. J'ai pris l'amertume en bouche pour le bien des dix. Les cépages se sont succédés en dégradé automnale. Les âmes échauffées, nous avons vu la fuite en corps-beau et corps-nu. Mouvement exquis. Naviguons contre les vents, belle viande... Les grands esprits en valses odieuses. Si la terre n'était pas si proche... L'envie de danser contre les feuilles ensanglantées et mortes est si pressante. Le cuivre en bouche et les dents déracinées. Tout au dehors avait le goût de l'introspection, le rythme des tornades.
Mais, la porte, la pernicieuse, a été franchie. Boum rocambolesque dans l'état d'âme. Si le cycle n'était pas là se serait surnaturel. Des péripéties de folies dans des bêtises à mettre en bocal. Étiquettes "cadeau imposé" collées dessus. J'ai le noir qui rode, comme un monstre de Lovecraft. Le reflet putride. En Interzone, je pourrais établir ma vengeance, comme il me plaît. En effet, si des plantes vertes peuvent pousser dans un gouffre ensoleillé... Injection, où êtes-vous?
Lointaine. Crispante distance. Incompréhension chiatique. Elle m'a donner le goût de lire avant même que je ne sache déchiffrer ces mots tordus. Trop importante pour que l'absence dure. Viens! Elle ne risque pas de m'entendre depuis Paris. Elle manque.
JF enfantine souhaite louvoyer dans lupanar. Est-ce si complexe? Des fois, la complexitude racle les bords de ma patience. Cette logorrhée soulage... Mmh, la finesse a foutu le camp et le talent ne s'est jamais pointé. Elle ne sait même plus accorder, pas même le présent. Écriture ratée! Amertume au bout des doigts. J'ai relu des passages de Monsieur Eugenides. Tonalité parfaite pour cette humeur...
Pas de sommeil ce soir pour abus de pages.
Exquisite corpse!
Mais, la porte, la pernicieuse, a été franchie. Boum rocambolesque dans l'état d'âme. Si le cycle n'était pas là se serait surnaturel. Des péripéties de folies dans des bêtises à mettre en bocal. Étiquettes "cadeau imposé" collées dessus. J'ai le noir qui rode, comme un monstre de Lovecraft. Le reflet putride. En Interzone, je pourrais établir ma vengeance, comme il me plaît. En effet, si des plantes vertes peuvent pousser dans un gouffre ensoleillé... Injection, où êtes-vous?
Lointaine. Crispante distance. Incompréhension chiatique. Elle m'a donner le goût de lire avant même que je ne sache déchiffrer ces mots tordus. Trop importante pour que l'absence dure. Viens! Elle ne risque pas de m'entendre depuis Paris. Elle manque.
JF enfantine souhaite louvoyer dans lupanar. Est-ce si complexe? Des fois, la complexitude racle les bords de ma patience. Cette logorrhée soulage... Mmh, la finesse a foutu le camp et le talent ne s'est jamais pointé. Elle ne sait même plus accorder, pas même le présent. Écriture ratée! Amertume au bout des doigts. J'ai relu des passages de Monsieur Eugenides. Tonalité parfaite pour cette humeur...
Pas de sommeil ce soir pour abus de pages.
Exquisite corpse!
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